L'AUTISME - DOCUMENTATION

L'Autisme, comment, pourquoi ?

Cette page a pour objectif de vous présenter l'autisme en général et en particulier. Nous ajouterons sur cette page tous les documents qui peuvent mieux faire comprendre ce qu'est ce handicap et comment il fonctionne. 

Qu'est ce que l'autisme ?

 Les signes du handicap sont multiformes, très variables d'un sujet à l'autre: anomalies de langage (absence de langage, écholalie), hyperactivité ou hypoactivité, agressivité envers les autres et envers soi-même, mouvements stéréotypés, difficulté voire impossibilité de déglutir, insensibilité à la douleur. Ils sont souvent accompagnés d'une angoisse latente très profonde. Cette liste n'est pas limitative.

 Les symptômes apparaissent avant l'âge de trois ans. Des signes avant-coureurs peuvent même être détectés dès 6 mois. Ces symptômes persistent toute la vie. Bien que des améliorations puissent se produire dans différents domaines, dans la plupart des cas l'autisme constitue un très grave handicap sur le plan verbal, social, intellectuel puisque, à l'heure actuelle, aucun traitement n'a fait preuve de son efficacité au plan curatif.

   

L'autisme est un handicap, pas une maladie.

 

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LE SYNDROME AUTISTIQUE

                Le syndrome autistique
 
selon la Classification Internationale de l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé 1993) des Maladies 10 (CIM 10. DSMIV)

 d'après Classification internationale des troubles mentaux et des troubles du comportement.


Groupe de troubles caractérisées par des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de communication, ainsi que par un répertoire d'intérêts et d'activités restreint, stéréotypé et répétitif.
Ces anomalies qualitatives, bien que variables dans leur intensité, infiltrent l'ensemble du fonctionnement du sujet, quelles que soient les situations. Dans la plupart des cas le développement est anormal dès la toute petite enfance et à quelques exceptions près, ces états pathologiques sont manifestes dès les cinq premières années. Habituellement, mais non constamment, il existe un certain degré de déficit cognitif général, mais en fait ces troubles sont définis en terme de comportement, déviant par rapport à l'âge mental de l'individu (que celui-ci présente ou non un retard mental).

 

Autisme Infantile

Trouble envahissant du développement, caractérisé par un développement anormal ou déficient, manifeste avant l'âge de trois ans avec une perturbation caractéristique du fonctionnement dans chacun des trois domaines suivants : interactions sociales, communication, comportement (au caractère restreint et répétitif). Le trouble survient trois à quatre fois plus souvent chez les garçons que chez les filles.

Directives pour le diagnostic :
Habituellement, il n'y a pas de période initiale de développement tout à fait normal ; si tel était le cas, la période de normalité ne dépasse pas l'âge de trois ans.

Il existe toujours des altérations qualitatives des interactions sociales. Celles-ci se traduisent par une appréciation inadéquate des signaux sociaux ou émotionnels, comme en témoignent :
-l’absence de réaction aux émotions d'autrui
-le manque d'adaptation du comportement au contexte social
-la faible utilisation des messages sociaux
-la faible intégration des comportements de communication
 sociaux et émotionnels
-le manque de réciprocité sociale et émotionnelle.

Il existe également toujours des altérations qualitatives de la communication. Celles-ci se traduisent par :
-un défaut d'utilisation sociale des acquisitions langagière, quel
 que soit leur niveau
-des anomalies dans le domaine du jeu de " faire semblant " ou
 du jeu d'imitation sociale
-une faible synchronisation et un manque de réciprocité dans les
 échanges conversationnels
-un manque de souplesse dans l'expression verbale et un relatif
 manque de créativité et de fantaisie dans le processus de
 pensée
-un manque de réaction émotionnelle aux sollicitations verbales
 et non verbales d'autres personnes
-une utilisation déficiente des variations de rythme et
 d'accentuation pour traduire les modulations de la
 communication
-un manque de gestes d'accompagnement pour accentuer et
 faciliter la compréhension de la communication parlée.

Le trouble se caractérise enfin par l'aspect restreint, répétitif et stéréotypé du comportement, des intérêts et des activités, comme en témoignent :
-une tendance à rigidifier et à ritualiser de nombreux aspects du
 fonctionnement quotidien (concernant habituellement aussi bien
 les activités nouvelles que les activités routinières et les jeux
 familiers)
-un attachement spécifique, surtout chez le petit enfant, à des
 objets insolites, typiquement de consistance dure
-une insistance pour effectuer certaines activités routinières selon
 des rituels n'ayant pas de caractère fonctionnel (impliquant, par
 exemple, des préoccupations stéréotypées par des dates, des
 itinéraires ou des horaires)
-des stéréotypies motrices
-un intérêt particulier pour les éléments non fonctionnels des
 objets (p.ex. leur odeur ou leur consistance)
-une résistance à des changements dans les activités routinières
-une opposition à toute modification de l'environnement
 personnel (concernant, par exemple, le déplacement de
 meubles ou d'éléments de décoration).

En plus de ces caractéristiques diagnostiques spécifiques, les enfants autistes présentent souvent divers autres problèmes non spécifiques tels que des peurs ou des phobies, des troubles du sommeil et de l'alimentation, des crises de colère et des comportements agressifs. Les automutilations (p.ex. se mordre le poignet) sont assez fréquentes, en particulier lorsque le trouble s'accompagne d'un retard mental sévère.

La plupart des enfants autistes manquent de spontanéité, d'initiative et de créativité dans l'organisation de leur temps de loisir et ont des difficultés à concevoir les décisions à prendre dans le cadre d'un travail (y compris lorsque les tâches elles même correspondent à leurs capacités).
L'expression particulière des déficits inhérents à un autiste se modifie certes avec l'âge ; toujours est il que ces déficits persistent à l'âge adulte, et qu'ils se traduisent là encore par des problèmes de socialisation, de communication et d'intérêt. La survenue d'anomalies du développement avant l'âge de trois ans est nécessaire au diagnostic, mais le diagnostic peut être évoqué dans tous les groupes d'âge.
L'autisme infantile peut s'accompagner de niveaux très variables de QI, mais il existe un retard mental significatif dans environ trois quarts des cas.

 

DOCUMENT POUR LES ECOLES POUR LES ASPERGER

LES REVES DE LOUIS

63 rue Augustin Fresnel 27270 BROGLIE

 

 

GUIDE D’INTERVENTION PÉDAGOGIQUE

 

LE SYNDROME D’ASPERGER

Intégration en milieu scolaire

Créé par www.Aspergeraide.com

 

 

 

Il s’agit de

-          favoriser une connaissance plus développée sur le syndrome d’Asperger afin de permettre aux intervenants en milieu scolaire de mieux comprendre les comportements et la manière d’être des élèves atteints de ces troubles.

-          D’aider les enseignants et les AVS en leur proposant des stratégies pédagogiques à utiliser en classe pour accompagner les élèves atteints du syndrome d’Asperger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QU’EST-CE QUE LE SYNDROME D’ASPERGER ?

Le syndrome d’Asperger est un trouble qui empêche les personnes atteintes de comprendre et de prévoir les comportements et les intentions des autres. Il en résulte pour eux une incapacité plus ou moins grande à communiquer et à interagir avec les autres, ce qui est un handicap douloureux.

-           Par exemple, lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois, nous sommes à même de deviner à peu près son âge, son statut social et nous savons immédiatement, à l’expression de son visage et au ton de sa voix, si cette personne est heureuse, en colère ou triste… Nous nous comportons vis-à-vis d’elle en fonction de ce langage invisible, non verbal.

-           L’enfant atteint du syndrome d’Asperger n’a pas cette capacité naturelle pour déchiffrer ce type de langage et va devoir apprendre les conventions sociales de la même façon qu’une personne sourde doit apprendre la langue des signes.

Le syndrome d’Asperger est un trouble envahissant du développement (TED) d’origine neurologique associé à un problème génétique proche de l’autisme de haut niveau.

-           Ce handicap, comme l’autisme de haut niveau, est lié à des anomalies structurelles du cerveau, mais n’est pas lié à une déficience intellectuelle ou à un problème de santé mentale.

-            Le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau, bien que nécessitant le même type de prise en charge et faisant tous les deux partie de ce qu’on appelle communément  spectre autistique, ne se traduisent pas de la même manière : l’enfant Asperger n’a pas les symptômes que l’on attribue généralement à l’autisme (absence de sociabilité, repli sur soi…)

-           L’enfant Asperger n’a pas une forme légère d’autisme mais une expression différente des symptômes de l’autisme.

Le syndrome d’Asperger touche environ 6 personnes sur 1000 soient 200 000 jeunes de moins de 16 ans en France.

-           Pour autant, ce handicap reste très peu connu en France et mal diagnostiqué : souvent diagnostiqué à tort comme un trouble psychique ou psychiatrique.

 

COMMENT SE TRADUIT LE SYNDROME D’ASPERGER ?

L’élève atteint du syndrome d’Asperger est un enfant d’intelligence normale ou supérieure. Il dispose d’une excellente mémoire. Par contre, il est confronté à des difficultés majeures qui handicapent ses relations aux autres :

1-       Difficulté à saisir l’abstrait et l’implicite

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger ne saisit pas le langage invisible (non verbal) ou encore  les non-dits qui permettent de comprendre les réactions des autres. L’enfant atteint du syndrome d’Asperger  a souvent du mal à comprendre ce qu’on attend de lui lorsque les consignes ne sont pas explicitées et concrètes, car il en a souvent une lecture au premier degré.

 

2-       Vision morcelée de son environnement 

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger perçoit son environnement comme un puzzle qui n’aurait pas de modèle sur la boite ; il voit d’abord les détails et il a du mal à en avoir une image globale ;  au fil du temps et des apprentissages, les pièces du puzzle s’assemblent pour reconstituer enfin l’image de son environnement dans son ensemble.

 

3-       Difficultés relationnelles

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger a du mal à intégrer de façon naturelle et instinctive les conventions sociales qui dictent nos relations avec les autres : il ne comprend pas toujours les réactions et les comportements des autres ; il  supporte très mal les taquineries ; il essaie de rentrer en contact avec les autres mais souvent de manière inappropriée. De ce fait, l’enfant atteint du syndrome d’Asperger a  une appréhension des situations sociales peu nuancée, maladroite ou décalée.

 

 

 

4-       Forte résistance au changement 

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger supporte mal les changements de programmes inattendus et les imprévus, qui peuvent provoquer chez lui de l’anxiété, voire parfois des crises de colère ou de pleurs qu’il ne sait pas gérer tout seul.

5-       Des intérêts restreints parfois envahissants :

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger se passionne pour des sujets précis et en parle parfois de manière obsessionnelle

6- Des difficultés de concentration et une concentration très fluctuante :  

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger  se laisse facilement distraire par des stimuli extérieurs, du fait d’une hypersensibilité à certains bruits, lumières… et d’une vision morcelée de son environnement, focalisée sur certains détails. Sa concentration est très variable : tantôt l’enfant sera concentré, sa conduite sera normale et il apprendra correctement, tantôt il semblera absent, manquera d’habileté et de confiance en lui.

7- Des difficultés dans la coordination motrice 

L’enfant atteint du syndrome d’Asperger  est inhabile, rigide et souvent mal à l’aise dans les activités sportives, l’écriture ou le dessin.

 

LES POINTS DE FORCE SUR LESQUELS S’APPUYER

Les enfants atteints du syndrome d’Asperger représentent un défi de taille pour les professionnels travaillant en milieu scolaire compte tenu de leurs réactions souvent décalées et inattendues.

Pourtant ce sont des enfants faciles à gérer si on comprend leur fonctionnement :

-           Ils ont un grand respect des règles, quand elles sont claires et bien définies

-           Ils sont persévérants, perfectionnistes et d’une grande fiabilité

-           Ils sont directs, honnêtes et ne jugent pas les autres personnes

-           Ils sont d’une nature enthousiaste et positive, liée à leur naïveté

-           Ils ont un grand sens de la justice et de la loyauté

-           Ils sont d’une intelligence normale ou supérieure (capacités intellectuelles)

-           Ils ont une excellente mémoire (notamment visuelle), qui leur permet de constituer « leur banque de données » dans laquelle ils puisent en permanence pour tenter de reproduire des situations déjà vécues et ainsi compenser en partie leur manque de compréhension de l’implicite

-           Ils sont très observateurs des détails

-           Ils ont une connaissance encyclopédique sur les sujets qui les passionnent

-           Ils sont souvent doués dans les matières scientifiques, en particulier en informatique, mathématique et calcul

-           Ils apprennent beaucoup par imitation, à l’instar des autres enfants, mais ils manquent de réel sens critique

 

Néanmoins, ces enfants ont une faible estime d’eux-mêmes compte tenu de leurs difficultés relationnelles et du regard des autres.

Il est donc fondamental de valoriser autant que faire se peut les points forts de ces enfants qui constituent les meilleurs atouts pour les faire progresser.

Il est important de signaler que leur capacité de communiquer va s’améliorer pas à pas, et qu’il faut savoir se montrer patient.

 

 

 

COMMENT FACILITER L’INTÉGRATION EN MILIEU SCOLAIRE ?

Les enfants atteints du syndrome d’Asperger ont une réelle volonté de faire partie de la classe et d’avoir des amis, mais ils ne savent pas comment s’y prendre : il faut donc leur donner des outils pour y parvenir, en sachant que cet apprentissage des comportements sociaux est capital pour leur intégration et leur développement.

Que faire ?

-           Informer massivement les autres élèves, les enseignants, les surveillants sur le handicap et le fonctionnement de ces enfants, le point clé étant de leur faire comprendre que ces enfants ne perçoivent pas l’implicite et l’abstrait, en s’appuyant sur des exemples concrets : donner de l’information, promouvoir le respect à l’égard des enfants atteints du handicap et faire son possible pour susciter  l’empathie.

-           Prendre en compte le fait que les enfants atteints du syndrome d’Asperger n’ont pas de réel sens critique et peuvent donc subir de mauvaises influences et/ou devenir bouc émissaire dans un groupe.

-           Valoriser les points forts des enfants atteints du syndrome d’Asperger, comme la mémoire, leurs intérêts spécifiques, leur connaissance encyclopédique sur un sujet particulier, la lecture, le vocabulaire.

-           Leur donner des modèles de comportements et d’attitudes (notamment auprès de ses leurs camarades), leur permettant de les reproduire et ainsi de faire pas à pas l’apprentissage des conventions sociales

-           Aider  les enfants à mieux gérer les temps de pause ou de récréation car ce sont des mises en situation de groupe toujours difficiles et complexes à gérer pour eux (manque d’organisation, atmosphères bruyantes…) ; se mettre d’accord avec chaque enfant sur un signe qui lui permettra de vous faire comprendre de manière discrète qu’il a  besoin d’aide quand on se moque de lui ou quand il est en conflit avec un autre élève ; leur donner parfois la possibilité d’être seuls pendant les pauses

-           Leur apprendre à réagir aux réactions des autres. Lorsqu’ils ont été  insultants, insensibles ou qu’ils ont manqué de tact, il faut lui expliquer pourquoi ses réponses ont été inappropriées et quelles réponses il aurait dû émettre.

EXEMPLES DE SITUATIONS PARTICULIÈRES À GÉRER :

1er Cas : Les enfants atteints du syndrome d’Asperger peuvent devenir hyper anxieux voire colériques. Ces comportements peuvent survenir dans les cas suivants :

-           Incompréhension d’une consigne

-           Changement imprévu ou situation nouvelle, inédite

-           Excès de bruit

-           Moquerie de la part  d’un ou plusieurs camarade(s)

-           Difficultés à accepter leurs erreurs (enfants très perfectionnistes sans réelle estime d’eux-mêmes)

Dans ce cas, ils doivent être aidés car ils ne savent pas gérer seuls ces situations :

-           L’enseignant doit s’efforcer d’être calme, patient et rassurant : son ton de voix doit être posé

-           Il doit tenter d’identifier les causes du malaise de l’enfant et dédramatiser le problème

-           Ensuite seulement, il pourra aider les enfants par exemple, en reformulant une consigne, en les isolant dans un endroit calme, en mettant fin aux moqueries…

 

Ces crises, lorsqu’elles sont bien gérées, ont vite tendance à ne plus se reproduire.

2ème Cas : Les enfants atteints du syndrome d’Asperger peuvent se montrer très « changeants ».  D’un jour à l’autre, voire d’un cours sur l’autre, ils seront tantôt concentrés et apprendront correctement, tantôt ils sembleront absents.

Dans ce cas :  

Dans les « mauvais jours », le mieux est de faire des révisions ou des activités connues et d’attendre patiemment que l’enfant « se reprenne ».

 

 

COMMENT AMÉLIORER L’ORGANISATION DU TRAVAIL ?

 

Les enfants atteints du syndrome d’Asperger se fatiguent rapidement  dans la mesure où, dans le cadre scolaire, ils vivent un double cursus : apprentissage des matières scolaires et apprentissage des codes sociaux. Il est donc doublement important de veiller à une bonne organisation du travail.

1 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger ne comprennent pas toujours ce que l’on attend d’eux surtout si on utilise des sous-entendus, des expressions toutes faites, des consignes implicites.

Aussi, est-il important :

-           De transmettre aux enfants des consignes explicites, simples, écrites ou démontrées visuellement (schémas, exemples…)

-           De bien vérifier régulièrement que les enfants ont bien compris les consignes qui leur ont été données.

-           D’être attentifs au fait que les enfants ne demandent pas d’aide lorsqu’ils se trouvent en difficulté devant des consignes à mettre en œuvre. L’utilisation d’un geste prévu à l’avance ou d’un pictogramme leur  permettra discrètement de demander de l’aide.

 

2 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger sont facilement troublés par le changement : ils ne supportent pas les changements de programme inattendus ; ils sont hyper anxieux lorsqu’ils ne peuvent prédire ce qui les attend. Aussi, est-il important de leur offrir un environnement stable et prévisible :

-           L’emploi du temps devrait être établi à la semaine, visuel, donc écrit ; ainsi les enfants pourront s’y référer tout au long de la journée

-           La durée du travail ou des jeux doit être concrète, claire et précise (montre, minuterie, time-timer…) : bien préciser le temps dont l’enfant  dispose pour effectuer une tâche

-           Les changements doivent être préparés et expliqués de façon visuelle, et inscrits dans l’agenda suffisamment à l’avance.

 

3 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger ont des difficultés de concentration :

-           Ils sont souvent hypersensibles aux bruits ; par exemple le bruit d’un stylo qui tombe va empêcher de continuer à écouter l’enseignant

-           Ils ont des difficultés à soutenir leur attention

 

Aussi, est-il important :

-           De placer les enfants assis, en classe, dans les premiers rangs et de les éloigner des sollicitations visuelles (fenêtre, couloir…).

-           D’identifier les circonstances qui entraînent une rupture d’attention (bruit précis, mouvement, la vue de quelque chose, le moment de la journée…).

-           De convenir  d’un signe défini ou de l’utilisation d’un pictogramme pour indiquer aux enfants  de reprendre son travail quand ils sont distraits.

 

4 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger sont souvent très lents dans la réalisation de leur travail scolaire  en raison d’un graphisme pas toujours bien maîtrisé, de difficultés d’organisation dans l’espace et le temps, de difficultés de coordination qui peuvent aggraver la lenteur.

Aussi, est-il important :

-           De donner plus de temps à ces enfants pour :

ð  comprendre  les consignes,

ð  s’organiser et planifier le travail,

ð  résoudre les problèmes et exprimer leurs idées

ð  pour réaliser un travail ou un contrôle 

-           De permettre parfois à ces enfants de terminer leur travail pendant les pauses.

 

5 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger manifestent un manque d’intérêt pour certaines disciplines scolaires notamment celles où ils se sentent socialement perdus. À l’inverse, ils peuvent avoir tendance à une érudition excessive quant aux sujets qui les passionnent, parfois de manière obsessionnelle.

Aussi, est-il important :

-           De maintenir des attentes fermes pour obtenir, comme pour les autres enfants, un travail de qualité.

-           De veiller à ce que leurs prises de parole ne risquent pas d’agacer les autres élèves.

-           De les inviter à revenir au sujet du cours.

 

6 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger présentent des difficultés à intégrer les codes de conduite en classe  dans les relations avec les autres. Ils peuvent involontairement compenser leur handicap soit par une attitude arrogante, soit par un effacement excessif ou avoir des comportements qui peuvent perturber ou importuner les autres élèves.

Aussi, est-il important :

-           De penser à demander à l’enfant handicapé de regarder d’abord ce que les autres sont en train de faire.

-           D’amener l’enfant à observer ce que font les autres et de l’inviter à faire de même en s’appuyant sur la capacité des enfants atteints du syndrome d’asperger à apprendre par mimétisme.

 

7 - Les enfants atteints du syndrome d’Asperger ont une faible estime d’eux-mêmes. Ils sont très perturbés par de mauvaises notes, par les critiques et la confrontation trop directe à leurs erreurs est une chose très difficile.

Aussi, est-il important :

-           De penser à ne pas souligner leurs erreurs de manière publique.

-           De souligner l’aspect positif du travail et d’accompagner la critique par des encouragements.   

 

COMMENT FACILITER LES APPRENTISSAGES SCOLAIRES ?

1. - LA LECTURE :

Les enfants atteints du syndrome d’Asperger ont une excellente capacité de lecture globale ou de reconnaissance des mots : la lecture en tant que telle n’est pas un problème pour l’enfant Asperger.

 

Cependant, la compréhension du langage est pauvre :

-           Ainsi, ils peuvent parfois donner l’illusion qu’ils comprennent ce qu’ils lisent alors que ce n’est pas forcément le cas.

-           De même, il ne faut pas supposer qu’un enfant atteint du syndrome d’Asperger comprend une nouvelle notion parce qu’il la répète.

Donc, la lecture au départ est « mécanique » : la compréhension doit faire l’objet d’un accompagnement spécifique :

-           L’appui d’un orthophoniste est nécessaire pour leur faire comprendre les mots, les phrases, l’implicite et les double-sens dans les textes.

-           Par ailleurs, afin de s’assurer qu’il comprend les consignes, l’enseignant devra quelquefois donner un exemple, essayer de représenter par un schéma le problème posé pour mieux lui faire comprendre, ou faire le début de l’exercice à sa place.

2. - L’ÉCRITURE :

-           Les enfants atteints du syndrome d’Asperger sont fréquemment inhabiles physiquement : ils ont souvent des problèmes de coordination motrice, notamment au niveau de la motricité fine, ce qui cause problème pour dessiner ou écrire.

-           Ils auront besoin au départ d’une aide physique pour repasser les lettres et écrire des lignes. Ils devront s’entraîner souvent pour pouvoir écrire les cours en classe.

3. – LE CALCUL :

-           Grande capacité à reproduire les mécaniques opératoires telles que le calcul, les opérations…

-           Difficulté à donner un sens aux nombres qui sont des données abstraites : d’où la nécessité de sur des exemples concrets pris, si possible, dans le champ de leurs centres d’intérêt.

4. - LA RÉDACTION :

Difficulté à établir une hiérarchie entre l’important et l’accessoire :

-           Les enfants atteints du syndrome d’Asperger risquent de se perdre dans les détails sans arriver à s’exprimer clairement.

-           Ils ne savent pas  quelles informations sont prioritaires, lesquelles ne le sont pas

 

Difficulté à structurer sa pensée :

-           Les rédactions des enfants atteints du syndrome d’Asperger sont souvent répétitives et linéaires, sans réel début ni fin : Il convient donc de les aider et de les accompagner pas à pas dans l’élaboration d’un modèle structuré : introduction, développement (thèse, anti-thèse, synthèse), conclusion. On peut aussi  faire des exercices avec des textes pour qu’ils s’entraînent à trouver les points importants (souligner en rouge les informations pertinentes, en bleu les détails…)

 

LES ACCOMPAGNEMENTS SPÉCIFIQUES

 

L’AUXILIAIRE DE VIE SCOLAIRE :

Une AVS informée sur le syndrome d’Asperger et qui accompagne l’enfant individuellement en classe, facilite et accélère son intégration, trouve des palliatifs aux difficultés d’apprentissage.

 

Ses responsabilités sont les suivantes :

-           Favoriser la sociabilité, la flexibilité dans le travail et dans les jeux

-           Aider à reconnaître les codes de conduite

-           Guider dans le domaine des sentiments et de l’amitié

-           Aider à développer les intérêts particuliers dans le but d’accroître la motivation, les talents et les connaissances,

-           Accompagner la mise en place d’un programme d’amélioration de la motricité fine

-           Inciter à la compréhension des pensées et intentions d’autrui

-           Aider à surmonter la sensibilité auditive et tactile

Ainsi, cet assistant aide à appliquer un programme établi par le professeur.

 

SOUTIEN SCOLAIRE INDIVIDUEL :

Il sera fait grâce à une répétitrice, soit par les parents.

L’ORTHOPHONISTE :

Il ou elle va faire travailler l’enfant sur le sens des mots, les scénarios sociaux, l’art de la conversation, la compréhension et l’expression des émotions.

QU'EST CE QUE L'ABA

Qu’est-ce que l’ A.B.A. ?

"Applied Behavior Analysis" (Analyse Appliquée du comportement)

 

1- Principes :

Les enfants qui se développent de façon « normale » apprendront spontanément dans leur environnement (apprentissage du jeu, du langage, des relations sociales).
Les enfants autistes sont capables d’apprendre, mais dans un cadre particulièrement structuré, dans lequel les conditions sont optimales pour développer les mêmes compétences que les autres enfants acquièrent naturellement.

L’ A.B.A. concerne les règles de mise en place de ce cadre.
L’ A.B.A. est basée sur des principes scientifiques et expérimentaux.
L’ A.B.A. emploie des méthodes basées sur la théorie de l’apprentissage
et applique à l’autisme les principes comportementalistes.

 

2- Description :

L’ A.B.A. comporte un programme de techniques de modification du comportement et de développement de compétences.
Elle se compose essentiellement de deux types d’enseignements :

L’enseignement « structuré » , assis au bureau ainsi qu’un apprentissage scolaire classique. L’apprentissage est décomposé initialement en séances, répétées en successions rapides ( Essais Distincts Multiples) jusqu’à ce que l’enfant réussisse à répondre correctement sans guidance ou aide particulière.
Chaque essai ou étape consiste en :

  1. une demande ou directive donnée à l’enfant pour qu’il effectue une action
  2. un comportement ou réponse de l’enfant
  3. une conséquence/réaction de l’intervenant

Toute réponse ou ébauche de réponse correcte est renforcée positivement c’est-à-dire suivie immédiatement par quelque chose de plaisant pour l’enfant (jouet, bravo,…) et toute autre chose est ignorée ou corrigée de façon neutre.

L’enseignement « incidental » qui s’applique partout (à l’école, à la maison, à l’extérieur…) et à tout moment possible : il s’agit de guider l’enfant

  1. lors d’activités, de jeux, de loisirs afin de l’aider à jouer, à expérimenter et à découvrir son environnement
  2. lors des moments propices à l’apprentissage de l’autonomie personnelle comme les repas, la toilette, la propreté, …
  3. lors des moments concernant l’autonomie et l’intégration sociale comme les repas en collectivité, les activités de groupe, les sorties en société…

Là encore, toute action ou ébauche d’action adaptée est encouragée et renforcée par quelque chose qui plait et motive l’enfant.
De façon générale, l’enseignement se fait par petites étapes : Chaque compétence que l’on souhaite développer chez l’enfant est analysée en petites unités mesurables et enseignées une étape à la fois.
Exemple : « se brosser les dents » est composé de : on prend la brosse; on la mouille; on met de la pâte dentifrice; etc.…
On passe idéalement de la situation d’apprentissage «  un pour un » (un adulte pour un enfant), à la situation de petits groupes puis à la situation en groupe plus large.

L’environnement doit être structuré dans un premier temps sans trop de stimulations parasites. Puis, les acquisitions émergentes sont répétées et renforcées dans des situations moins structurées. Celles-ci doivent cependant être préparées avec soin et se reproduire fréquemment.

Le temps d’enseignement est optimisé pour réduire le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation ou les comportements inappropriés, pour favoriser la concentration, l’attention et pour inciter l’enfant à interagir activement avec son en

Lors de tout apprentissage, il primordial de toujours tenir compte de la motivation et des intérêts de l’enfant pour qu’il prenne plaisir à apprendre et à découvrir ce qui l’entoure. C’est le moteur même de sa réussite et de ses progrès. De plus, les progrès, les encouragements constants, les félicitations vont donner à l’enfant une image valorisante et structurante de lui-même ce qui contribuera encore à favoriser son développement et son envie d’apprendre.

Les parents pourront participer activement en recevant conseils et orientation du psychologue et du personnel encadrant ainsi qu’éventuellement une formation spécifique pour pouvoir appliquer le programme à domicile dans un but de généralisation, de continuité et de cohérence. C’est la généralisation des apprentissages concrets acquis dans l’établissement et extrapolés dans l’environnement quotidien/social qui viendra participer au développement et renforcement des mécanismes et compétences recherchés.

 

3- Objectifs éducatifs

Il s’agit d’enseigner des compétences importantes pour les enfants présentant des TED dans les domaines suivants : l’attention, le langage réceptif et expressif, l’association, les habiletés motrices globales et fines, les jeux et loisirs, les compétences sociales, l’autonomie, l’intégration en communauté, les connaissances préscolaires et scolaires.

Le comportement verbal est systématiquement travaillé. Dans un premier temps on cherche à développer le langage sous la forme de demande. L’enfant obtient alors ce qu’il demande comme renforçateur. L’expression du langage est basée sur les motivations de l’enfant.
Ensuite, on enseigne le commentaire, l’obtention d’informations puis l’aspect structurel du langage.
Le développement de comportements « pivots »,  attention conjointe, imitation, coopération, traitement d’information multimodale- permet d’aborder des apprentissages plus complexes.

 

4- Développer et initier un nouveau comportement

 Il existe plusieurs techniques d’intervention :

  • L’indication : Il est important de bien indiquer à l’enfant ce qu’on attend de lui. La consigne doit être simple, précise et claire.
  • Chaque étape est enseignée en donnant une « incitation » ou guidance à l’enfant pour lui permettre d’émettre le comportement.

Cette incitation peut être :

  • verbale : un mot, une consigne
  • gestuelle : une action motrice donnant un indice visuel à l’enfant
  • physique : guidance physique visant à conduire l’enfant à accomplir les mouvements du comportement à acquérir.
  • L’estompage : on retire graduellement l’ensemble des incitations pour que le comportement désiré apparaisse sans aide et que l’enfant n’en devienne pas dépendant.
  • Le façonnement : on renforce successivement les comportements présents qui ressemblent de plus en plus au comportement désiré.

Exemple : on veut enseigner le mot « maman ». On renforcera les vocalisations « m », « ma », « mam », « mamam », « maman ».

La procédure en chaîne : une chaîne de comportements est formée de plusieurs éléments dans un ordre donné. Chaque élément dépend de l’émission de l’élément précédent.

Exemple : se laver les mains est composé de : ouvrir l’eau froide ; ouvrir l’eau chaude ; se mouiller les mains ; prendre le savon ; etc..

On enseigne alors à l’enfant à enchaîner les étapes dans l’ordre logique.

 

5- Augmentation de la fréquence d’un comportement

La fréquence d’un comportement va être augmentée par une procédure de « renforcement » c’est-à-dire que les réponses appropriées sont immédiatement renforcées par quelque chose de plaisant pour l’enfant (bonbon, jouet, bravo, chatouille..).

Au début, les renforçateurs doivent être concrets pour l’enfant : friandise, jouet, activité amusante, mais toujours accompagnés d’approbations sociales telles que des bravos, applaudissements, bisous… Puis en fonction de la progression du développement de l’enfant, ils doivent devenir de plus en plus subtils (clin d’œil, sourire, …) pour finalement ne faire appel qu’aux renforçateurs qu’on trouve dans le milieu naturel.

Il est important de bien connaître les intérêts et motivations de l’enfant afin que les renforçateurs soient appropriés et variés et que l’enfant prenne plaisir à apprendre. L’enseignement se fait toujours dans un climat chaleureux et plaisant.
Un des buts prioritaires est que l’apprentissage devienne amusant afin que l’enfant y trouve un plaisir intrinsèque.
Les renforçateurs seront d’abord utilisés de façon régulière et systématique puis on pourra les espacer pour éviter l’habituation et la monotonie.

 

6- Diminution de la fréquence d’un comportement

 Lorsqu’un comportement est inapproprié ou problématique, il est important de pouvoir le réduire ou l’éliminer.
En général, on agit sur un comportement lorsqu’il présente un danger pour la personne ou pour les autres (ex, se sauver dans la rue, mordre…), lorsqu’il peut mener à l’exclusion (ex, peurs atypiques (bruits de véhicules, aspirateurs…), crier…)ou lorsqu’il est un frein pour l’apprentissage (se lever sans cesse…)
Ce comportement fera l’objet d’une analyse fonctionnelle systématique :

  • Que s’est-il passé avant ?
  • Dans quelles circonstances s’est-il produit ? Où, Quand, Comment, Avec qui ?
  • Causes probables
  • Fréquence, intensité, durée du comportement ?
  • Quelles conséquences ont suivi ?

On agit sur les causes déclenchantes soit en les supprimant s’il y a lieu, soit en les aménageant (exemple : peur) pour que l’enfant s’y habitue progressivement et y associe quelque chose d’agréable (jeu, musique,..)
On donne une explication claire et brève (ex : interdit : ça fait mal, c’est fini, c’est le bruit de l’avion, etc..) de la façon la plus neutre possible.
Les réponses problématiques sont explicitement non renforcées et on procède à l’extinction : le comportement inadéquat est ignoré de façon systématique. Il va alors s’éteindre de lui-même puisqu’il n’est jamais renforcé ni socialement, ni d’aucune façon.
On donne alors si nécessaire la possibilité à la personne d’arriver au même but par un autre moyen en présentant un comportement approprié et en le renforçant.

 

 7- La généralisation des comportements

 Afin d’optimiser les succès de l’enfant, les compétences émergentes enseignées durant les exercices d’essai distincts, doivent être répétées, renforcées et généralisées dans des situations de moins en moins structurées, dans différents contextes, puis, dans le cadre naturel de vie.
Tout environnement doit pouvoir aider l’enfant à développer ses capacités.
L’A.B.A. est une intervention globale, menée partout, à tout moment possible
. Il faut des personnes formées et entraînantes (parents, professionnels, proches, pairs) pour aider à renforcer les comportements appropriés dans un grand nombre de cadres divers, pour passer de la maîtrise de la compétence, à l’appropriation.

 

8- Le maintien des comportements

L’enfant doit exécuter son comportement pendant une longue période de temps et le répéter de façon régulière pour se l’approprier.

 

9- Résultats

 De façon générale, les réponses et comportements de l’enfant sont enregistrés et évalués suivant des critères et des objectifs spécifiques fixés à l’avance.
On réalise ainsi des grilles permettant de mettre en évidence les progrès de l’enfant, d’ajuster les programmes en fonction de ses résultats, de ses préférences, de ses capacités, de modifier la procédure en fonction de ses réponses et réactions.
Le programme éducatif est fixé par le Projet Educatif Individualisé, celui-ci étant bien sûr réactualisé en fonction des résultats de l’enfant.

 

 

Pourquoi l’ABA ?

Selon les recherches, le programme A.B.A. est actuellement le plus efficace auprès des jeunes enfants ayant un TED. Il peut aider certains enfants à apprendre à un rythme suffisamment rapide pour rattraper les connaissances et habiletés de leurs pairs à développement normal. L’A.B.A. maximise le temps d’enseignement en réduisant le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation et les comportements non fonctionnels. Pour comparer, les enfants à développement typique apprennent de nouvelles choses tout leur temps d’éveil en jouant ou en observant les adultes autour d’eux. Les enfants TED peuvent accumuler du retard dans leur développement lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes sans chercher à imiter les personnes autour d’eux.

Les recherches initiales (Lovaas 1987) indiquent des améliorations du QI, de la compréhension et de l’expression du langage ainsi que des habiletés sociales et adaptatives permettant à de nombreux enfants de suivre une intégration scolaire en milieu normal et à tous de progresser considérablement.
Ces recherches ont été reproduites (UCLA-Université de Los Angeles, Californie-Smith 1992-93) , (Norvège Klevstrand 1992), (Wisconsin, Young Autism Project) et sont en cours. Les résultats à ce jour concordent avec ceux de Lovaas.

Les publications sur les programmes de l’analyse appliquée du comportement sont innombrables. Des chercheurs internationalement reconnus dans le domaine comme Krantz et McClannahan ont à leur actif plus 800 publications.
Bien qu’il existe des différences dans les procédures utilisées, les méta-analyses menées par Guralnick (1998) et Ramey & Ramey (1998) recensent 5 conditions nécessaires pour une efficacité scientifiquement acceptable :

  • Les interventions doivent utiliser les techniques comportementales pour la mise en place d’un développement harmonieux chez le jeune enfant (procédures de renforcement positif).
  • Les interventions doivent porter sur tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc...). On établit ainsi un curriculum propre à chaque enfant.
  •  Les interventions doivent être soumises à des évaluations fréquentes. L’observation directe et la mesure des performances individuelles doivent être utilisées pour déterminer les progrès qui apparaissent, et ajuster les programmes d’apprentissage.
  • Les interventions doivent prendre en compte les parents comme co-thérapeutes.
  • Les interventions doivent être dirigées et supervisées par des individus formés à l’Analyse Appliquée du Comportement et ayant une expérience avec de jeunes enfants avec autisme.

Aujourd’hui, le programme A.B.A. pour les enfants autistes est préconisé au niveau international :

  • Le rapport de santé mentale des départements santé des Etats-Unis en 1999 signale :

« Trente années de recherches ont montré l’efficacité des méthodes de l’analyse appliquée du comportement en réduisant les comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés »

  • De nombreuses universités étudient et forment des professionnels à l’ A.B.A., aux Etats-Unis (dans chaque grande ville universitaire), au Canada, au Mexique, Argentine, Brésil, Colombie, Australie, Allemagne, Italie, Norvège, Suède,…
  • Des écoles publiques et privées A.B.A. sont très répandues aux Etats-Unis au Canada, au Royaume- Uni. On en trouve dans de nombreux pays européens (Espagne, Suisse, Allemagne, Pays-bas, pays scandinaves,… ) et dans le monde entier ( Brésil, Mexique, Argentine, Australie, Chine,…)

En France, l’ A.B.A. commence à être connue :

  • Le rapport INSERM « Déficiences et handicaps d’origine périnatale. Dépistage et prise en charge » Septembre 2004 préconise les thérapies fondées sur le conditionnement coopérant (Lovaas) pour l’autisme et T.E.D. en insistant sur les progrès réels des enfants et la nécessité de collaboration parents /professionnels.
  • Le rapport de INSERM « Expertise collective-Troubles mentaux-Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent »-2003 reconnaît la nécessité de prise charge de l’autisme et T.E.D. par les programmes éducatifs de type comportementaliste.
  • Le rapport INSERM «Expertise collective-Psychothérapies-Trois approches évaluées »2004 met en évidence l’efficacité et le bénéfice pour les enfants autistes des méthodes éducatives comportementalistes en général, et des recherches et programmes mis en place par Lovaas (A.B.A.).
  • La Fondation AUTISME, agir et vaincre, sous l’égide de la Fondation de la Recherche Médicale, préconise la prise en charge des enfants autistes par l’ A.B.A. et souhaite créer des écoles pilotes appliquant le programme A.B.A. de manière précoce et intensive.
  • L’Université Lille 3 Département de psychologie de l’enfant et de l’adolescent (Professeur Darcheville, Dr Rivière) propose des formations et conférences sur l’ABA.
  • L’école « les Petites Victoires », I.M.E. en cours (Dr Milcent pédopsychiatre) met en pratique le programme A.B.A. et obtient d’excellents résultats chez les enfants autistes.
  • De nombreux parents connaissent l’A.B.A. et sont en demande de telle prise en charge pour leurs enfants.

 

Le P.E.C.S

"Picture Exchange Communication System"
(Système de communication par échange d’image)

est un système de communication par échange d’image qui permet de suppléer ou d’augmenter la communication des enfants ayant des troubles autistiques ou présentant un déficit de la communication sociale.

En utilisant le P.E.C.S., les enfants apprennent à venir chercher leur interlocuteur pour lui remettre l’image de l’objet ou de l’activité qu’ils désirent, en échange de cet objet ou activité.
Dans un premier temps, l’enfant initie un comportement de communication pour faire une demande.
Puis on va lui enseigner à étoffer cette demande en construisant une phrase simple en images (ou pictogramme).
Ensuite, on apprend à l’enfant à faire un commentaire sur ce qu’il voit et perçoit.
Enfin, on enseigne à l’enfant de nombreux concepts linguistiques :

  • Couleur
  • Taille
  • Espace
  • Différenciation des différentes questions posées (qu’est-ce que c’est ?, qu’est-ce que tu vois ? etc…)
  • Oui/non
  • Suivre une consigne avec images
  • Suivre un emploi du temps (en images)

On peut poursuivre les apprentissages en créant des phrases de plus en plus longues et en introduisant des concepts permettant à l’enfant d’établir une communication de plus en plus précise.

Après un certain temps d’utilisation du P.E.C.S., une grande proportion d’enfants développe le langage oral.

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